Audit énergétique d’entreprise en 2026 : obligations, seuils et utilité

Mais attention : audit énergétique réglementaire, décret tertiaire, étude thermique et visite technique ne désignent pas la même chose.
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Votre facture énergétique augmente. Votre climatisation fonctionne de plus en plus. Vous envisagez des travaux d’isolation ou le remplacement de certains équipements.

Faut-il obligatoirement réaliser un audit énergétique avant d’agir ?

Pas pour toutes les entreprises.

Depuis le 1er octobre 2025, les règles françaises sur l’audit énergétique obligatoire en entreprise ont évolué. L’obligation ne dépend plus simplement de la notion de « grande entreprise ». Elle repose désormais principalement sur la consommation annuelle moyenne d’énergie finale de la personne morale.

En 2026, une entreprise concernée doit réaliser un audit énergétique tous les quatre ans lorsque sa consommation annuelle moyenne d’énergie finale atteint au moins 2,75 GWh, sauf si elle dispose d’un système de management de l’énergie répondant aux conditions réglementaires. À partir de 23,6 GWh, la mise en place d’un système de management de l’énergie certifié devient obligatoire.

Mais attention : audit énergétique réglementaire, décret tertiaire, étude thermique et visite technique ne désignent pas la même chose.

Pour une entreprise réunionnaise qui veut simplement savoir quels travaux réaliser dans ses locaux, cette distinction évite beaucoup de confusion.

Qu’est-ce qu’un audit énergétique d’entreprise ?

Un audit énergétique d’entreprise est une analyse structurée des consommations d’énergie destinée à identifier les principaux postes consommateurs et les possibilités d’amélioration de la performance énergétique.

Dans le cadre réglementaire, il ne s’agit pas d’une simple visite du bâtiment.

L’audit doit respecter une méthodologie définie par la réglementation et être réalisé de manière indépendante par un auditeur dont la compétence est reconnue. Il peut être réalisé par un prestataire externe qualifié ou, sous certaines conditions, par du personnel interne à l’entreprise.

Le ministère de la Transition écologique explique que l’objectif de l’audit est notamment de repérer les gisements d’économies d’énergie et d’évaluer les possibilités d’amélioration énergétique pour les plus gros consommateurs professionnels, notamment dans le tertiaire et l’industrie.

Concrètement, l’analyse peut porter sur plusieurs postes :

  • bâtiments ;
  • climatisation ;
  • chauffage ;
  • éclairage ;
  • process industriels ;
  • équipements ;
  • transport ou autres usages énergétiques selon l’activité.

L’objectif n’est donc pas uniquement de connaître la consommation totale.

Il faut comprendre où l’énergie est utilisée, pourquoi elle est utilisée et où des économies sont possibles.

L’audit énergétique est-il obligatoire pour toutes les entreprises en 2026 ?

Non.

L’audit énergétique réglementaire n’est obligatoire que pour les personnes morales entrant dans le champ défini par le Code de l’énergie et dépassant certains seuils de consommation.

Depuis le 1er octobre 2025, l’article L. 233-1 du Code de l’énergie prévoit 3 grands seuils. L’obligation principale varie en fonction de la consommation annuelle moyenne d’énergie finale : 

  • Moins de 2,75 GWh : Pas d’audit obligatoire au titre de ce dispositif
  • À partir de 2,75 GWh : Audit énergétique tous les 4 ans si absence de système de management de l’énergie conforme
  • À partir de 23,6 GWh : Système de management de l’énergie certifié obligatoire

Ces seuils concernent notamment les personnes morales immatriculées au registre du commerce et des sociétés ainsi que certaines personnes morales de droit privé visées par le Code de commerce.

Une PME peut donc être concernée si sa consommation énergétique est suffisamment élevée.

À l’inverse, une entreprise importante en chiffre d’affaires ou en nombre de salariés peut ne pas dépasser le seuil énergétique.

En 2026, il faut donc regarder la consommation d’énergie, pas uniquement la taille administrative de l’entreprise.

Comment savoir si votre entreprise dépasse 2,75 GWh ?

Le seuil ne se calcule pas sur une seule facture annuelle prise isolément.

Depuis le 1er janvier 2026, l’article R. 233-1 du Code de l’énergie précise que la consommation annuelle moyenne utilisée pour vérifier les seuils correspond à la moyenne des consommations annuelles d’énergie finale des trois années civiles précédentes.

Par exemple, imaginons une entreprise ayant consommé :

  • 2,5 GWh en année N-3 ;
  • 2,8 GWh en année N-2 ;
  • 3,1 GWh en année N-1.

La moyenne serait :

(2,5 + 2,8 + 3,1) ÷ 3 = 2,8 GWh

Elle dépasserait donc le seuil de 2,75 GWh.

Autre point important : le calcul ne regarde pas uniquement la consommation électrique d’un bâtiment.

La réglementation prend en compte la consommation d’énergie finale liée aux activités de la personne morale, y compris certaines énergies renouvelables produites et autoconsommées sur site.

Il ne faut donc pas résumer le calcul à :

« combien EDF me facture sur mon siège social ? »

L’analyse se fait à l’échelle de la personne morale concernée.

Une entreprise à La Réunion est-elle concernée par ces obligations ?

Oui, lorsqu’elle entre dans le champ du dispositif et dépasse les seuils prévus.

Le Code de l’énergie vise les activités exercées en France. Les entreprises réunionnaises concernées doivent donc appliquer le même cadre national sur l’audit énergétique et le système de management de l’énergie.

En pratique, la question peut être particulièrement pertinente pour certains acteurs ayant des consommations importantes :

  • hôtels ;
  • grandes surfaces commerciales ;
  • établissements de santé ;
  • plateformes logistiques ;
  • industries ;
  • groupes disposant de plusieurs sites ;
  • activités fortement climatisées ou équipées de froid.

Pour une entreprise tertiaire classique occupant quelques centaines de mètres carrés, atteindre 2,75 GWh par an représente cependant une consommation très importante.

Beaucoup de PME ne seront donc pas concernées par l’audit réglementaire.

Cela ne signifie pas pour autant qu’elles n’ont aucun intérêt à analyser leurs consommations.

Que doit couvrir l’audit énergétique obligatoire ?

Depuis le 1er janvier 2026, l’audit énergétique réglementaire et le système de management de l’énergie doivent couvrir au moins 80 % de la consommation énergétique finale de l’entreprise, identifiée par son numéro SIREN.

Ce point permet de comprendre une différence essentielle avec une simple étude d’un bâtiment.

Une entreprise peut par exemple disposer :

  • d’un siège ;
  • d’un entrepôt ;
  • de plusieurs magasins ;
  • d’une flotte ;
  • d’équipements industriels.

Un audit énergétique réglementaire ne consiste pas nécessairement à analyser uniquement le bâtiment où se trouve la direction.

Son périmètre est lié à la consommation énergétique de l’entreprise.

Les activités déjà couvertes par un système de management de l’énergie certifié conforme peuvent par ailleurs être traitées différemment dans le périmètre réglementaire.

Qui peut réaliser un audit énergétique réglementaire ?

Tout prestataire réalisant des études énergétiques ne peut pas automatiquement signer un audit réglementaire.

Le Code de l’énergie prévoit une reconnaissance de compétence spécifique.

Depuis le 1er juillet 2026, peuvent notamment être reconnus compétents :

  • un prestataire externe disposant du signe de qualité prévu par la réglementation ;
  • certains prestataires bénéficiant du régime transitoire prévu jusqu’au 30 juin 2027 ;
  • du personnel interne à l’entreprise respectant les conditions prévues.

La personne réalisant l’audit ne doit pas participer directement à l’activité auditée sur le site concerné.

C’est pourquoi il est important de vérifier précisément le type de prestation proposée.

Une entreprise peut parfaitement être compétente pour :

  • réaliser des travaux d’isolation ;
  • effectuer une visite technique ;
  • proposer une étude thermique ;
  • analyser un besoin de rénovation ;

sans être pour autant l’auditeur réglementaire de l’entreprise. Ce sont des missions différentes.

Audit énergétique, visite technique, diagnostic et étude thermique : quelle différence ?

Ces termes sont souvent utilisés comme s’ils étaient interchangeables. Ils ne le sont pas.

  • Audit énergétique réglementaire :Analyser une part majeure des consommations de l’entreprise selon un cadre réglementé.
    • Audit réglementaire ? Oui
  • Étude thermique : Étudier le comportement thermique d’un bâtiment ou d’une partie du bâtiment.
    • Audit réglementaire ? Non, sauf intégration dans une mission conforme
  • Diagnostic énergétique : Identifier des consommations ou problèmes énergétiques
    • Audit réglementaire ? Pas automatiquement
  • Visite technique : Observer le bâtiment et identifier les travaux envisageables
    • Audit réglementaire ? Non
  • Étude d’éligibilité CEE : Vérifier si une opération peut bénéficier des CEE
    • Audit réglementaire ? Non

Cette distinction est particulièrement importante dans le cadre d’un projet avec OCO.

OCO accompagne les entreprises réunionnaises avec une approche terrain : visite des locaux, identification des travaux, intervention d’un bureau d’étude lorsque nécessaire, montage du dossier de Certificats d’Économies d’Énergie (CEE), réalisation et suivi du chantier.
Cette visite technique ne doit pas être présentée comme un audit énergétique réglementaire.

Son objectif est différent : comprendre le bâtiment et déterminer quels travaux peuvent être pertinents dans le cadre du projet.

Quelle différence entre l’audit énergétique et le décret tertiaire ?

C’est probablement la confusion la plus fréquente.

L’audit énergétique obligatoire et le décret tertiaire sont deux dispositifs différents qui peuvent concerner la même entreprise.

Le premier s’intéresse principalement à la consommation énergétique de la personne morale.

Le second s’intéresse principalement aux bâtiments à usage tertiaire dépassant certains seuils de surface.

Le Code de la construction et de l’habitation prévoit que le dispositif Éco Énergie Tertiaire concerne notamment les bâtiments, parties de bâtiments ou ensembles de bâtiments accueillant des activités tertiaires sur une surface cumulée d’au moins 1 000 m².

Ses objectifs réglementaires sont notamment de réduire les consommations d’énergie finale de :

  • 40 % d’ici 2030 ;
  • 50 % d’ici 2040 ;
  • 60 % d’ici 2050 ;

par rapport à une consommation de référence, sous réserve des modalités prévues par le dispositif.

Une PME doit-elle réaliser un audit énergétique ?

Pas simplement parce qu’elle est une PME.

Depuis la réforme entrée en vigueur en 2025, la logique repose sur la consommation énergétique.

Une PME consommant moins de 2,75 GWh de moyenne annuelle n’est donc pas soumise à l’audit obligatoire au titre de l’article L. 233-1 du Code de l’énergie.

Mais cela ne veut pas dire qu’elle doit attendre de franchir ce seuil avant de s’intéresser à ses consommations.

Une entreprise peut avoir :

  • une facture électrique en hausse ;
  • une climatisation fortement sollicitée ;
  • des bureaux trop chauds ;
  • un éclairage ancien ;
  • une toiture peu performante ;

tout en restant très loin des seuils réglementaires.

Dans ce cas, une analyse volontaire du bâtiment peut avoir un objectif beaucoup plus simple :

éviter de payer chaque mois pour des consommations qui pourraient être réduites.

Que peut révéler une analyse énergétique d’un local professionnel ?

Même lorsqu’un audit réglementaire n’est pas obligatoire, observer les consommations et le bâtiment peut permettre d’identifier plusieurs causes de dépenses inutiles.

Une climatisation très sollicitée

À La Réunion, ce poste mérite une attention particulière.

Dans les bâtiments tertiaires réunionnais étudiés dans le cadre du projet CLIMESTIM, l’ADEME indique que la climatisation représente entre 50 et 70 % de la consommation énergétique.

Il peut donc être utile de vérifier :

  • ses horaires ;
  • ses réglages ;
  • son efficacité ;
  • ce qu’elle doit compenser.

Une toiture qui apporte beaucoup de chaleur

Une partie du problème peut se situer avant même la climatisation.

Lorsque la toiture reçoit un rayonnement solaire important et que la chaleur est transmise vers l’intérieur, le refroidissement doit continuellement compenser ces apports.

Un éclairage ancien

De nombreux luminaires utilisés plusieurs heures par jour peuvent représenter un poste important de consommation.

Des équipements qui fonctionnent inutilement

Climatisation après la fermeture, éclairage permanent, appareils en fonctionnement nocturne : le profil horaire peut révéler des usages évitables.

Des consommations incompatibles avec l’activité

Une hausse significative des kWh alors que la surface, les horaires et l’activité restent stables mérite toujours une explication.

L’objectif n’est donc pas de chercher immédiatement des travaux.

Il faut d’abord comprendre ce qui consomme et pourquoi.

Que se passe-t-il après un audit énergétique obligatoire ?

Depuis la réforme, l’audit ne doit pas rester un document rangé dans un dossier.

Les personnes morales concernées doivent élaborer un plan d’action à partir des recommandations issues de l’audit ou du système de management de l’énergie.

Le Code de l’énergie prévoit que ce plan recense les mesures à mettre en œuvre lorsqu’elles sont techniquement ou économiquement possibles.

Il prévoit également qu’une entreprise qui ne met pas en œuvre une mesure dont le temps de retour sur investissement est inférieur à cinq ans doit justifier cette absence de mise en œuvre dans son plan d’action.

Le plan validé doit être publié dans le rapport annuel de l’entreprise, avec le taux d’exécution des mesures, dans le respect des informations protégées par la loi.

Autrement dit :

l’audit doit déboucher sur des décisions.

Faut-il réaliser tous les travaux recommandés par l’audit ?

Pas nécessairement.

L’objectif du plan d’action est justement de hiérarchiser les recommandations selon leur faisabilité technique et économique.

Un audit peut identifier :

  • des modifications d’usage ;
  • des réglages ;
  • des investissements simples ;
  • des remplacements d’équipements ;
  • des travaux plus importants.

Tout n’a pas le même coût.

Tout n’a pas le même retour sur investissement.

Et tout ne doit pas forcément être réalisé simultanément.

L’intérêt est de construire une trajectoire cohérente plutôt que d’acheter le premier équipement présenté comme « économe ».

Les travaux identifiés peuvent-ils bénéficier des CEE ?

Certains peuvent être éligibles aux Certificats d’Économies d’Énergie, mais l’audit ne donne pas automatiquement droit à un financement.

Les CEE fonctionnent opération par opération.

Chaque fiche définit notamment :

  • le type de travaux ;
  • les conditions techniques ;
  • les bâtiments concernés ;
  • les critères à respecter.

Une recommandation d’audit peut donc déboucher sur un travail éligible aux CEE, tandis qu’une autre ne le sera pas.

Pour les entreprises réunionnaises, cela peut concerner selon les fiches en vigueur certains travaux liés à l’isolation, aux équipements ou à la performance énergétique des bâtiments tertiaires.

OCO suit ces dispositifs pour identifier les opérations pertinentes et accompagner les entreprises dans le montage du dossier lorsque les travaux sont éligibles.

Peut-on réaliser des travaux énergétiques sans audit réglementaire ?

Oui.

Une entreprise qui n’est pas soumise à l’audit obligatoire peut tout à fait engager une démarche de rénovation énergétique.

Dans beaucoup de projets OCO, la question n’est d’ailleurs pas :

« Sommes-nous légalement obligés de réaliser un audit ? »

Elle est plutôt :

« Qu’est-ce qui fait grimper nos charges et quels travaux sont réellement utiles ? »

Une visite des locaux peut alors permettre d’identifier :

  • une toiture à traiter ;
  • une zone de forte surchauffe ;
  • des luminaires à remplacer ;
  • des équipements énergivores ;
  • des opérations potentiellement éligibles aux CEE.

Si une étude technique plus poussée est nécessaire, un bureau d’étude peut ensuite intervenir. C’est précisément la logique d’accompagnement clé en main mise en avant par OCO.

L’audit énergétique peut-il réellement générer des économies ?

Un audit ne fait pas économiser d’énergie à lui seul.

Ce sont les actions réalisées après l’audit qui créent les économies.

Le ministère de la Transition écologique estime néanmoins que, lorsque les investissements recommandés sont effectivement mis en œuvre, les économies peuvent atteindre jusqu’à 30 % selon la nature de l’activité, et dépasser 50 % sur la part de consommation liée au bâtiment dans certaines situations.

Ces chiffres ne constituent évidemment pas une garantie pour chaque entreprise.

Ils montrent surtout l’intérêt de ne pas considérer l’énergie comme une dépense fixe impossible à modifier.

L’audit sert à transformer une facture globale en plusieurs postes d’action.

Quelles sanctions en cas de non-respect de l’obligation ?

Les entreprises soumises au dispositif ne doivent pas traiter l’audit comme une simple recommandation.

L’article L. 233-4 du Code de l’énergie prévoit qu’en cas de manquement, l’administration peut mettre l’entreprise en demeure de se conformer à ses obligations.

Si elle ne s’exécute pas dans le délai fixé, une amende peut être prononcée. Son montant peut atteindre 2 % du chiffre d’affaires hors taxes du dernier exercice clos, et jusqu’à 4 % en cas de nouvelle violation de la même obligation.

La mise en demeure peut également être rendue publique.

Pour une entreprise située à proximité des seuils, il est donc préférable de vérifier son assujettissement en amont.

Comment savoir si vous devez réaliser un audit énergétique ?

Commencez par ces quatre questions.

1. Quelle est votre consommation énergétique sur les trois dernières années civiles ?

Additionnez toutes les consommations relevant du périmètre réglementaire, pas uniquement l’électricité d’un seul site.

2. La moyenne dépasse-t-elle 2,75 GWh ?

Si non, vous n’êtes normalement pas soumis à l’audit obligatoire au titre de ce seuil.

Si oui, poursuivez l’analyse.

3. Disposez-vous d’un système de management de l’énergie conforme ?

Cela peut modifier votre obligation d’audit.

4. Dépassez-vous 23,6 GWh ?

À ce niveau, la réglementation impose la mise en œuvre d’un système de management de l’énergie certifié.

En cas de doute sur l’assujettissement réglementaire, il est préférable de se rapprocher d’un professionnel compétent en audit énergétique réglementaire ou des services compétents.

Questions fréquentes

À partir de quelle consommation l’audit énergétique est-il obligatoire en 2026 ?

L’audit énergétique est obligatoire tous les quatre ans pour les personnes morales concernées dont la consommation annuelle moyenne d’énergie finale atteint au moins 2,75 GWh et qui n’ont pas mis en œuvre un système de management de l’énergie répondant aux exigences réglementaires.

Sur combien d’années calcule-t-on le seuil de 2,75 GWh ?

La consommation annuelle moyenne correspond à la moyenne des consommations d’énergie finale des trois années civiles précédentes.

À partir de quelle consommation ISO 50001 devient-il obligatoire ?

À partir de 23,6 GWh de consommation annuelle moyenne d’énergie finale, la personne morale concernée doit mettre en œuvre un système de management de l’énergie certifié conforme aux exigences applicables.

Tous les combien faut-il refaire l’audit énergétique ?

L’audit énergétique prévu par l’article L. 233-1 doit être réalisé tous les quatre ans lorsqu’il s’applique.

Quelle différence entre audit énergétique et décret tertiaire ?

L’audit énergétique réglementaire repose principalement sur la consommation énergétique de la personne morale, avec un seuil de 2,75 GWh. Le décret tertiaire concerne principalement les bâtiments et ensembles de bâtiments hébergeant au moins 1 000 m² d’activités tertiaires et leur impose une trajectoire de réduction des consommations.

Une PME peut-elle être concernée par l’audit énergétique ?

Oui. Depuis la réforme, le critère essentiel est la consommation énergétique, et non simplement le statut de grande entreprise. Une PME dépassant les seuils réglementaires peut donc entrer dans le dispositif.

Une visite technique OCO est-elle un audit énergétique réglementaire ?

Non. La visite technique OCO sert à observer les locaux, identifier les travaux possibles et étudier les opérations pouvant notamment bénéficier des CEE. Un audit énergétique réglementaire répond à une méthodologie et à des conditions de compétence spécifiques.

Peut-on faire isoler son bâtiment sans audit énergétique obligatoire ?

Oui. L’obligation d’audit et la pertinence de travaux sont deux sujets différents. Une entreprise peut identifier un problème de surchauffe, de climatisation ou de consommation et engager des travaux adaptés même si elle se situe très en dessous du seuil de 2,75 GWh.

Audit obligatoire ou non, la bonne question reste : où part votre énergie ?

Pour certaines entreprises, l’audit énergétique est désormais une obligation réglementaire précise.

Pour beaucoup d’autres, notamment les PME tertiaires, le seuil de 2,75 GWh ne sera jamais atteint.

Mais cela ne veut pas dire que leur bâtiment est performant.

Un commerce peut ne pas être soumis à l’audit réglementaire et pourtant dépenser inutilement chaque mois pour refroidir une toiture qui chauffe.

Un bureau peut rester sous les seuils tout en utilisant une climatisation beaucoup plus longtemps que nécessaire.

Un entrepôt peut ne pas avoir d’obligation d’audit et présenter malgré tout un potentiel important d’amélioration.

L’obligation réglementaire répond à la question : “devez-vous faire un audit ?”

La rénovation énergétique répond à une autre question :

“avez-vous intérêt à améliorer votre bâtiment ?”

OCO accompagne les entreprises à La Réunion sur cette seconde étape : visite des locaux, identification des travaux, bureau d’étude lorsque nécessaire, vérification des opérations éligibles aux CEE, réalisation et suivi du chantier.
Même lorsqu’un audit réglementaire n’est pas obligatoire, comprendre où part l’énergie reste souvent le meilleur point de départ avant d’investir.